jeudi 1 mars 2012

Ça bouge !

Le journaliste est venu à la maison hier, comme entendu. Tout s'est bien passé. Il a terminé en prenant une bonne cinquantaine de photos. Ahhhhh la vie se star !! Hehe... Il m'a montré les photos. Il y en a plein de super bonnes de mon fils, et une seule de moi qui me plaise. Je lui ai arraché la promesse de me photoshoper si besoin est. Je vous avertis dès que l'article sort.

Je suis allée à Emploi-Québec ce matin pour entamer les démarches pour la subvention qui servira à créer mon nouvel emploi. Je m'attendais à quelque chose de compliqué et de long. Euhhh pour une fois, je n'ai que des félicitations à faire, j'ai mon premier rendez-vous cet après-midi même ! On m'a annoncé que j'aurais un second rendez-vous, mais mon dossier est tellement bien monté et complet, que je vais peut-être réussir à faire bouger les choses encore plus vite ?!? Si j'obtiens cette subvention, le poste est créé c'est sûr.  Et de plus, sa pérennité est assurée autant que faire se peut. La subvention permettra de devancer la création du poste de près d'un an, et de me placer les pieds une bonne fois pour toutes.

Allez hop ! à GO, on se croise les doigts tout le monde !


GO !




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mercredi 29 février 2012

Ici Radio-Canada Rive-Sud

Je suis un peu nerveuse ! C'est qu'à 13 heures un journaliste de Radio-Canada Rive-Sud sera chez moi pour discuter des problèmes que nous rencontrons dans l'obtention de services pour notre fils qui est atteint d'un Trouble envahissant du développement. J'en ai gros sur le coeur, mais je veux demeurer pondérée et calme, articulée et persuasive. Je dois mettre mes émotions de côté, partiellement du moins, pour avoir le plus de crédibilité possible. Je le fais pour mon fils, mais aussi pour tous les autres parents et enfants aux prises avec un TED et luttant pour obtenir des services adéquats. Il faut que les choses bougent ! Je vous reviens demain avec des nouvelles.
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mardi 28 février 2012

Pensive

Je pense trop ! Parce que j'ai trop de temps pour penser...

Je me suis payé une crise d'angoisse hier, cela faisait des mois que ça ne m'était pas arrivé. Heureusement, je sais maintenant comment ne pas me laisser submerger. Je lui ai réglé son cas ça n'a pas été trop long.

La crise a été déclenchée par le vieux Lion qui sévit encore... Mon père se plaint constamment depuis deux semaines, qu'il paie trop d'impôts, qu'il va manquer d'argent... (!) Moi qui nage dans des finances douteuses, qui suis sur l'assurance-emploi depuis des mois, qui allonge la soupe un peu plus chaque jour, et qui trouve le moyen d'arriver quand même, voilà qu'hier il a réussi à me décourager totalement. Ses propos m'ont remis ma propre réalité en face une fois de plus. Parce que je vois l'assurance-emploi s'achever dans un peu plus de deux mois, parce que côté boulot, j'ai beau avoir un très beau et très intéressant projet en marche, rien ne bouge pour le moment malgré les pressions que je fais et l'énergie que j'y mets, parce que outre ce projet, les postes affichés dans mon coin sont très très... nuls. Parce que je me sens impuissante même si je fais tout ce que je peux pour que ça bouge. J'en suis même à lorgner du côté d'un retour aux études, pour améliorer ma condition une fois pour toutes.

Alors, laissez-moi vous dire que je manque vraiment d'empathie face à ce père qui ne voit que son côté de la médaille et se comporte comme s'il était seul au monde à avoir des problèmes. Supposés problèmes qui me fâchent d'autant plus qu'il a (net) plus que le double de mes revenus annuels bruts, qu'il est seul à vivre de ses revenus, alors que moi j'ai des personnes à charge et que je trouve le moyen d'en mettre un peu de côté malgré tout !

J'enrage quand j'y pense.

J'ai cette angoisse au fond des tripes en permanence. L'assurance-emploi qui achève, les dix-huit ans des fils qui s'en viennent aussi et annoncent donc la fin des allocations familiales, leur père qui va sûrement décider de leur payer directement la maigre pension alimentaire qu'il me verse actuellement (65 $ par semaine pour les deux, c'est pas lourd dans un budget, mais vaut mieux l'avoir que le devoir...) Et malgré cette angoisse latente, je réussis à faire des projets, à me projeter dans un futur heureux et souriant, à rêver de fleurs, de rénos et de voyage. C'est ma façon de survivre j'imagine. Ma manière de ne pas devenir folle en pensant au futur.

Alors quand il vient péter ma bulle avec ses problèmes à la noix, j'ai juste envie de l'envoyer promener.
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